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ABSTRACT VIBRATIONS

The Abstract Vibrations series extends the research initiated with Vibrations by pushing the transformation of the photographic image even further.

 

As throughout his work, Didier Fournet constructs his images from photographic sequences captured over varying periods of time. Movements, variations of light, urban and landscape rhythms, and multiple fragments of reality are recorded and then recomposed into a single image.

 

Here, however, the subject is no longer the primary focus. Reality becomes a starting point, a raw material to be transformed.

 

Through a meticulous process of digital recomposition, millions of pixels are assembled, displaced, fragmented, and reorganized. The pixel replaces the brush. Forms gradually dissolve, contours become unstable, and visual landmarks fade in favor of a more sensory experience.

 

Unlike the Vibrations series, where the world remains recognizable, Abstract Vibrations leads the viewer into a zone of uncertainty where figuration and abstraction coexist. The viewer moves between what can be recognized and what escapes recognition, between visual memory and immediate perception.

 

The works do not seek to represent a place or an event but to convey a sensation, an energy, a vibration. Accumulated time, recorded movements, and multiple layers of reality merge to create visual spaces that appear to be in constant transformation.

 

In a world saturated with instantly readable images, Abstract Vibrations invites viewers to slow down their gaze. The work reveals itself progressively. What first appears as abstraction may disclose traces of reality, while what seemed familiar dissolves into the image’s vibratory and chromatic materiality.

 

Through this series, Didier Fournet develops a practice situated at the intersection of photography, abstract painting, and contemporary digital art. The image is no longer simply a representation of the world but a space of sensation, duration, and perceptual experience.

 

ABSTRACT VIBRATIONS

 

La série Abstract Vibrations prolonge la recherche initiée avec Vibrations en poussant plus loin encore la transformation de l’image photographique.

 

Comme dans l’ensemble de son travail, Didier Fournet construit ses œuvres à partir de séquences photographiques réalisées sur une durée plus ou moins longue.
Les mouvements, les variations de lumière, les rythmes urbains ou paysagers et les multiples fragments du réel sont enregistrés puis recomposés dans une seule image.

 

Mais ici, le sujet n’est plus l’objectif principal. La réalité devient un point de départ, une matière première destinée à être transformée.

 

À travers un minutieux travail de recomposition numérique, des millions de pixels sont assemblés, déplacés, fragmentés puis réorganisés. Le pixel remplace le pinceau. Les formes se dissolvent progressivement, les contours deviennent instables et les repères visuels s’effacent au profit d’une expérience plus sensorielle.

 

Contrairement à la série Vibrations, où le monde demeure identifiable, Abstract Vibrations conduit le regard vers une zone d’incertitude où figuration et abstraction coexistent. Le spectateur oscille entre ce qu’il reconnaît et ce qui lui échappe, entre mémoire visuelle et perception immédiate.

 

Les œuvres ne cherchent pas à représenter un lieu ou un événement mais à restituer une sensation, une énergie, une vibration. Le temps accumulé, les mouvements enregistrés et les multiples couches de réalité fusionnent pour créer des espaces visuels qui semblent en perpétuelle transformation.

 

Dans un monde saturé d’images instantanément lisibles, Abstract Vibrations invite à ralentir le regard. L’œuvre se découvre progressivement. Ce qui apparaît d’abord comme une abstraction peut révéler des fragments du réel, tandis que ce qui semblait familier se dissout dans la matière colorée et vibratoire de l’image.

 

À travers cette série, Didier Fournet développe une pratique située à la frontière de la photographie, de la peinture abstraite et de l’art numérique contemporain. L’image n’est plus seulement une représentation du monde mais un espace de sensation, de durée et d’expérience perceptive.

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